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En
1990, le groupe Tan Ba'n Ty se lance sur le circuit de festoù-noz,
ces fameuses Fêtes de Nuit où se rassemblent des centaines de
jeunes et moins jeunes, passionnés de musique et de danses bretonnes.
A partir de 1995, au fur et à mesure, la formation passe professionnelle
et sillonne la Bretagne de long en large, enchaînant Festivals
et autres grandes scènes comme Lorient, Kerlouan, Quimper ou Nantes.
Leur périple ne s'arrête pas là : ils sont accueillis également
à Saint-Chartier, Angers, Lille et Paris mais aussi en Belgique
comme en Italie... Les "Tan Ba'n Ty" travaillent sur l'interprétation
et les arrangements d'airs traditionnels dans un souci d'authenticité
(respect de la danse et du danseur) rendant leur musique plus
vivante que jamais.
La réputation des Tan Ba'n Ty n'est plus à établir auprès des
amateurs de festoù-noz. Fondé en Pays Pourlet, le groupe lauréat
du Kan Ar Bobl 94 n'a jamais fait mentir son nom qui veut dire
: " Le feu à la baraque ". Le titre de son album paru en 97, "
Tomm Ruz " (Incandescent) ne souffrait pas non plus de contestation.
Le souffle nouveau de Tan Ba'n Ty
Après neuf années passées dans un registre exclusivement instrumental,
Tan Ba'n Ty amorce un virage. Fest-nozeurs bien connus, les Tan
Ba'n Ty ont repris du souffle l'espace de quelques mois et relancent
leurs bombardes, binious et clarinettes dans une nouvelle forme
musicale. Créé en 1990, le groupe Tan Ba'n Ty a écumé les scènes
de plus de 200 festoù-noz. Pour leur retour, les jeunes gars du
Kreiz Breizh (26 ans de moyenne d'âge) ont optés pour une formule
concert, un nouveau pari lancé aux côté de nouveaux partenaires
musicaux. Ainsi les " anciens " Régis Huiban
(accordéon chromatique), Julien Le Mentec (basse) et Frédéric
Miossec (biniou, treujenn gaol) ont vu arriver Yann Le Boulanger
(bombarde, treujenn gaol), Yann Simon (flûte traversière) et aussi
Philippe Gloaguen (guitariste). L'arrivée de ce dernier qui "
débarque " dans la musique bretonne, a ouvert d'autres voies musicales
au groupe. " Après quatre ans de fest-noz ,on était un peu fermé.
Phil qui vient du Jazz, nous a apporté des idées neuves " explique
Fred Miossec.
La voix de Nolùen
Les Tan se sont également associés à la chanteuse Nolùen Le Bué.
" C'est l'atout de charme du groupe " lancent les musiciens, sourires
au biniou. Ils ont donc travaillé plusieurs morceaux du répertoire
de la jeune Poullaouennaise. En y mettant la voix, Tan Ba'n Ty
change de voie, c'est l'amorce d'un virage important dans leur
style. Le jeu estival de chaises musicales a redonné au groupe
de festoù-noz un nouveau visage, symbolisé, d'une certaine manière,
par celui de
la chanteuse Nolùen Le Bué.
Nouveauté qui enchante Frédéric Miossec,
tombé, comme ses camarades sous la magie de la voix de la chanteuse.
" Nolùen au chant, c'est formidable, sa présence nous permet aujourd'hui
de faire autre chose que des danses ". Nolùen Le Bué, partenaire
régulière d'Annie Ebrel et de Sophie Le Hunsec en Kan ha diskan,
interprètera avant tout des mélodies en breton comme celle qu'on
peut apprécier sur son nouvel album qui vient de sortir chez "
Coop Breizh " : " Komz A Raer Din… "
Originalité
Les sonneurs du groupe quitteront régulièrement la scène pour
aller se mêler aux danseurs. " C'est en fait un retour aux origines,
fait observer Frédéric Miossec. On s'inscrit aussi dans la lignée
des anciens en jouant en habits du dimanche ".
Une nouvelle formule à sept
L'an 2000 verra la sortie d'un nouvel album de la formation qui,
sans abandonner le fest-noz, s'orientera également vers les formules
concert. L'occasion d'écouter mieux encore ses arrangements aux
couleurs métissées mais sans concession par rapport au rythme
et à l'esprit des danses traditionnelles.
Les Tan Ba'n Ty animeront le fest-noz des Filets Bleus le dimanche
20 août 2000, ils dévoileront leur nouveau répertoire avec une
mise en scène originale. Les musiciens porteront tous des costumes
noirs et les sonneurs joueront en costume trois pièces.
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