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La Ville-Close . . .
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- Ceux
qui hantent la Ville-Close
En savent le charme discret
Dans son mur fleuri reste, enclose,
La beauté du passé secret.
Lorsque vous venez du grand Large,
Fatigué par le vent d'hiver,
Son calme, soudain, vous décharge,
Et vous repose de la mer.
En été, trouvant l'ombre fraîche
Sur un banc, près d'un vieux marin,
Venez voir les bateaux de pêche
En face de la porte au vin.
Passant sous un arc en ogive
Allez admirer les thoniers
Mettant une note plus vive
A côté des beaux sardiniers.
En Octobre on verra leurs voiles
Sécher tout en haut du rempart
Le soleil dorera ces toiles
Splendeur inconnue autre part !
Des poissons pendent aux croisées,
Dans un hangar, jasant un peu
Quelques femmes sont occupées
A réparer un filet bleu.
Mais c'est lorsque vous en sortez
Qu'un philosophe à l'humeur sombre
Par son cadrant, vous dit : Pensez
Que le temps vous fuit comme l'ombre !
Claude Le PAINTEUR
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